Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité. Il s’oppose à l’aberration économique, sanitaire, environnementale et climatique aux conséquences désastreuses que constituent ces projets pour les départements impactés. Il promeut une transition énergétique, écologique et solidaire.

Après 7 années de lutte, du rassemblement de Villeneuve de Berg 2011 au rassemblement de Barjac en 2016 jusqu’à la loi Hulot 2017, sont enfin abrogés, annulés ou rejetés tous les permis de recherche de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère, de Savoie, du Vaucluse, du Var, des Bouches du Rhône, de l’hérault. Toutefois, AILLEURS, d’autres sont encore valides et la lutte continue : En savoir plus

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Réflexions sur la lutte et le mouvement

dimanche 8 décembre 2019

AUX ORIGINES DE LA LUTTE

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles De Schiste (Collectif 07 SGHDS) a mené durant 7 années une lutte exemplaire et il n’est peut-être pas inutile de revenir sur cette lutte, sur les moteurs de la motivation qui ont présidé à l’action, sur l’organisation et la stratégie collective mises en oeuvre mais aussi sur les illustres prédécesseurs qui ont guidés le collectif, à savoir Martin Luther King et la lutte contre la ségrégation raciale aux USA ainsi que l’éducation populaire par l’auto-organisation et pour la transformation sociale.

Cet article n’a pas vocation à porter une vérité gravée dans le marbre mais d’apporter un éclairage sur le mouvement de lutte contre les GHDS en Ardèche ainsi que des éléments de réflexion sur la ligne directrice qui l’a guidé.


NAISSANCE, STRUCTURATION ET GOUVERNANCE DU COLLECTIF 07 SGHDS

Composé de 120 structures dont des associations, des syndicats, des partis politiques, des collectifs citoyens et du collectif des élus, il a adopté un fonctionnement pluraliste portant un message unitaire et non partisan. Le principe de la démocratie participative guide son fonctionnement.

Bien que les préoccupations et les intérêts aient sans aucun doute été divers, les modalités d’organisation pour mener cette lutte ont été déterminantes. C’est dans ces aspects autogestionnaires relatifs au fonctionnement que le Collectif 07 SGHDS a su mutualiser et fédérer démocratiquement les différents acteurs asssociatifs, syndicaux et politiques, sans qu’à aucun moment ne s’instaure une quelconque hiérarchie.

La structuration adoptée reflète la diversité du mouvement et des acteurs impliqués. Elle permet d’exploiter au mieux la complémentarité et la mutualisation des compétences, la créativité individuelle et collective, créant ainsi une syneregie au service de la cause. C’est une véritable richesse.

Le Collectif 07 SGHDS s’inscrit dans une démarche de non-violence et il se désolidarise de tous propos et/ou comportements violents, haineux injurieux, racistes ou diffamatoires.

- Naissance, structuration et gouvernance du Collectif 07 SGHDS (pdf 160 ko)
- Document de présentation du Collectif 07 SGHDS (pdf 1,9 Mo)
- Charte et fonctionnement du Collectif 07 SGHDS (pdf 310 ko)


L’ÉDUCATION POPULAIRE PAR L’AUTO-ORGANISATION ET POUR LA TRANSFORMATION SOCIALE

« Personne n’éduque personne, personne ne s’éduque seul, les hommes s’éduquent ensemble par l’intermédiaire du monde » Paulo Freire, Pédagogie des opprimés.

l’éducation populaire est une pratique d’autodéfense et d’auto-organisation, qui nait d’une volonté et d’une nécessité de changer profondément la société, et qui se propose de nourrir sans les conduire les mouvements sociaux qui luttent pour l’émancipation et contre les dominations.

Prendre en main collectivement notre éducation, notre histoire, notre culture, nos valeurs, nos idéaux, nos projets, nos actions.

Individuellement et collectivement…
Décrypter et s’émanciper des rapports de domination ;
Prendre conscience de la place que l’on occupe dans la société ;
Affirmer sa dignité ;
S’auto-éduquer ;
Former sa conscience politique ;
Développer son esprit critique ;
Apprendre à se constituer collectivement en contre-pouvoir ;
Expérimenter sa capacité à agir ;
Construire une force collective apte à imaginer et à agir pour la transformation sociale.

S’appuyer sur la mémoire des luttes ;
Pratiquer une démocratie vivante, autogestionnaire.

Viser l’émancipation individuelle et collective des individus ;
Viser la transformation sociale.

Des ressources sur Education Populaire.fr


VERS UNE THÉORIE DE LA RÉVOLUTION NON-VIOLENTE

On peut aborder la question de la « révolution non-violente » d’au moins deux manières. Soit, en mettant l’accent sur le second terme de l’expression, on s’interroge sur la nature « politique » de la non-violence : est-elle réactionnaire (bourgeoise, disait Fanon), réformiste (comme le soutient Rawls) ou révolutionnaire ? Soit, en nous focalisant à l’inverse sur le premier des deux termes, la question devient : étant entendu que tout ou presque a déjà été dit et expérimenté du côté de la version « violente » de la révolution, une révolution non-violente est-elle historiquement possible, théoriquement concevable et, le cas échéant, quel sens donner à cette notion et quelles sont les caractéristiques de ce phénomène ? Tel est le problème que cet article souhaiterait éclaircir.

La conception dominante veut que la violence soit un phénomène inhérent à tout processus révolutionnaire1. Charles Tilly inclut la violence dans sa définition de la révolution. Mais avant lui Mao annonçait déjà que cette dernière ne serait pas un dîner de gala.

Pour le citoyen ordinaire comme pour le chercheur en sciences sociales, violence et révolution sont indissociables. Leur lien a beau être morganatique, il ne saurait être rompu. Mais cette évidence – comme toute évidence d’ailleurs – doit être questionnée.

Alain Rey, linguiste et lexicographe, nous rappelle que si la révolution est histoire, le mot « révolution » a lui aussi son histoire. L’événement de 1789 est le grand repère symbolique qui modifie les conditions de l’emploi de ce vocable et les contenus du signifiant. La Révolution française a significativement contribué à donner au terme de « révolution » la dimension violente, brutale et sanguinaire qu’on lui adjoint généralement aujourd’hui.

En Angleterre et en Russie, le déclenchement de la guerre civile en 1643 par les Têtes rondes de Cromwell et le renversement du Tsar en 1917 ont joué le même rôle que 1789 pour les Français. Le caractère historique du lien symbolique entre violence et révolution a pour effet d’ouvrir à la possibilité de rompre cette alliance.

Mais, bien plus encore, l’histoire du XXe siècle a donné naissance à une nouvelle forme de révolutions, qualitativement différente du modèle jacobin-bolchévique. Le fait que, lors des quarante dernières années, cinquante des soixante-sept renversements de régimes autoritaires aient abouti grâce à la résistance civile non-violente impose de redéfinir la notion de révolution en la détachant de celle de violence.

Les chercheurs en science politique – hormis quelques-uns, parmi lesquels Gene Sharp aux États-Unis, Timothy Garton Ash en Angleterre, Etienne Balibar et Hourya Bentouhami en France – n’ont pas encore pris la mesure de cette tâche. C’est sur Martin Luther King lui-même qu’il faut nous focaliser puisqu’il est, à nos yeux, le véritable initiateur de l’idée de « révolution non-violente », comme en témoigne l’ouvrage éponyme traduit en français en 19633. Cependant, avant d’explorer plus en détails la conception kingienne de la révolution et le dispositif conceptuel dans lequel elle s’insère, nous souhaiterions présenter et discuter les élaborations théoriques des quatre chercheurs mentionnés à l’instant. Les contributions scientifiques à la notion de « révolution non-violente » sont trop rares pour que nous nous permettions de ne pas les mentionner.

Article de Manuel Cervera-Marzal sur Dissessus


MARTIN LUTHER KING

Martin Luther King Jr., né à Atlanta (Géorgie) le 15 janvier 1929 et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis (Tennessee), est un pasteur baptiste afro-américain, militant non-violent pour le mouvement des droits civiques aux États-Unis des Noirs américains, pour la paix et contre la pauvreté.

Il organise et dirige des actions telles que le boycott des bus de Montgomery pour défendre le droit de vote, la déségrégation et l’emploi des minorités ethniques. Il prononce un discours célèbre le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l’emploi et la liberté : « I have a dream ». Il est soutenu par John Kennedy dans la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis ; la plupart de ces droits seront promus par le Civil Rights Act et le Voting Rights Act sous la présidence de Lyndon B. Johnson.

Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non-violente contre la ségrégation raciale et pour la paix. Il commence alors une campagne contre la guerre du Viêt Nam et la pauvreté, qui prend fin en 1968 avec son assassinat officiellement attribué à James Earl Ray, dont la culpabilité et la participation à un complot sont toujours débattues.

Il se voit décerner à titre posthume la médaille présidentielle de la Liberté par Jimmy Carter en 1977, le prix des droits de l’homme des Nations unies en 1978, la médaille d’or du Congrès en 2004, et est considéré comme l’un des plus grands orateurs américains1. Depuis 1986, le Martin Luther King Day est un jour férié aux États-Unis.

De nombreux articles et livres retracent cette lutte, son idéologie et sa stratégie.
Le paragraphe ci-dessus est tiré de Wikipédia


 

 

 

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