Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité. Il s’oppose à l’aberration économique, sanitaire, environnementale et climatique aux conséquences désastreuses que constituent ces projets pour les départements impactés. Il promeut une transition énergétique, écologique et solidaire.

Après 7 années de lutte, du rassemblement de Villeneuve de Berg 2011 au rassemblement de Barjac en 2016 jusqu’à la loi Hulot 2017, sont enfin abrogés, annulés ou rejetés tous les permis de recherche de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère, de Savoie, du Vaucluse, du Var, des Bouches du Rhône, de l’hérault. Toutefois, AILLEURS, d’autres sont encore valides et la lutte continue : En savoir plus

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Stop au forages offshore de Total en Guyane

jeudi 1er novembre 2018

POURQUOI SOMMES NOUS OPPOSÉS
AUX FORAGES OFFSHORE DE TOTAL EN GUYANE

Article du Collectif Stop Pétrole Offshore Guyane

Le permis exclusif de recherche “Guyane Maritime” détenu par la société TOTAL couvre une superficie de 24 100 km². Le secteur est situé de 150 km à 200 km environ au large des côtes de la Guyane, et comprend des eaux dont la profondeur varie de 300 m à 3 000 m.

Les différents travaux couverts par l’actuelle demande d’autorisation déposée le 3 avril et qui seront menées dans le cadre du titre minier sont les opérations de forage d’un forage ferme (Nasua-1). La réalisation d’un puits d’exploration (Nasua-1) est envisagée au premier trimestre de 2019. Deux forages d’appréciation seront réalisés au cas où Nasua-1 s’avère positif, et deux autres forages d’appréciation supplémentaires. Les deux derniers forages pourraient également être réalisés sur les zones périphériques de Nasua, lors d’une deuxième phase en fonction des découvertes. En cas de besoin, les 4 puits d’appréciation seraient réalisés entre 2020 et 2022.

Si le premier puit s’avérait donner des résultats encourageant, TOTAL ferait jouer ce qu’on appelle le “droit de suite” pour demander la délivrance d’un permis d’exploitation, demande qui devra être formulée avant le 1er juin 2019 (date d’expiration du permis de recherche).

 

Climat, violation des engagements de l’Accord de Paris

Le projet de TOTAL de forages d’exploration pétrolière en mer est en contradiction avec l’Accord de Paris sur le climat et les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, liées à la combustion des énergies fossiles.

Alors que la France a récemment promulgué une loi qui prévoit la fin de l’exploitation des hydrocarbures en France, TOTAL discrédite cet engagement et profite d’un dernier passe droit insupportable au regard de l’urgence climatique mondiale.

Le GIEC, groupe d’experts mandatés par les Nations unies pour évaluer l’ampleur du réchauffement et ses impacts environnementaux, vient de rendre un nouveau rapport. Particulièrement alarmant, il insiste sur l’urgence de la situation. Le rapport exhorte les dirigeants politiques et les responsables industriels à entreprendre, sans attendre, des transformations “sans précédent” afin de contenir la hausse de la température globale à des niveaux soutenables. Il précise qu’aucun développement durable n’est possible au delà de +1,5°C. Pourtant, la France fait preuve de conservatisme et de passéisme en s’apprêtant à délivrer à la compagnie Total un permis d’exploration pétrolière au large de son ancienne et lointaine colonie, la Guyane.

Cet été, durant l’enquête publique relative au projet de TOTAL et avec le soutien de plusieurs organisations nationales, le collectif Stop Pétrole Offshore Guyane a déposé, via un formulaire de participation en ligne, 3.931 avis auprès du commissaire enquêteur.

Les résultats sont clairs : sur les 7.183 avis déposés au total durant l’enquête, 85 % (soit 6 075 avis) considèrent le pétrole comme une énergie du passé et que ce projet énergétique remet en cause les engagements de la France sur le climat, signataire de l’Accord de Paris et entre en contradiction directe avec la loi Hulot du 30 décembre 2017 qui prévoit la fin de l’exploitation des hydrocarbures en 2040.

Les résultats de cette enquête publique (plus de 99% d’avis défavorables à ce projet) montrent le fossé qui ne cesse de se creuser entre les citoyens, pour qui les enjeux climatiques sont devenus une priorité vitale, et le pouvoir politique, pour qui le climat est uniquement sujet de communication et outil de marketing.

Les citoyens s’inquiètent de plus en plus de l’avenir des écosystèmes planétaires et s’interrogent sur l’avenir même de l’Humanité. Pourtant, les pouvoirs publics nationaux et locaux persévèrent, sans sourciller, dans leurs objectifs de développement extractiviste business as usual, des choix qui nous projettent vers une hausse de la température supérieure à +4°C !

Comme toutes les terres émergées de la planète, la Guyane subit la montée inexorable du niveau des océans. Comme dans tous les océans du globe, sa biodiversité marine se dégrade progressivement.
Les ressources halieutiques et notamment les stocks de crevettes, l’or rose de Guyane, diminuent déjà à mesure que les eaux océaniques se réchauffent.

En permettant la poursuite des explorations pétrolières offshore profondes en Guyane, le gouvernement, participe aux dérèglements climatiques globaux et fait peser une redoutable menace sur nos biotopes ainsi que sur l’ensemble des activités humaines qui leurs sont liées.

 

Démocratie, TOTAL tire un trait sur le débat public

Après le tweet embarrassé du ministre de l’environnement M. De Rugy, c’est au tour du préfet de Guyane de se dire tenu par la loi pour justifier de leur incapacité à s’opposer au projet climaticide du géant pétrolier.

Il faut pourtant rappeler certains faits marquants de ce dossier qui remettent en question l’état de droit et la démocratie.

En effet, le permis de TOTAL a été reconduit le 14 septembre 2017 pour “circonstances exceptionnelles” alors même qu’il était arrivé à expiration le 1er juin 2016, comme le confirme Mme Ségolène Royal, et que le projet de loi Hulot pour la sortie des hydrocarbures venait d’être présenté en conseil des ministres le 6 septembre. Un calendrier qui en dit long sur la volonté du gouvernement de relancer le projet de TOTAL, alors même que la volonté politique affichée était d’en finir avec les énergies fossiles et que le permis était expiré. Cela pose même la question de la légalité de sa reconduction au regard des règles européennes de mise en concurrence.

Le passage en force de TOTAL dans ce dossier avec la complicité du gouvernement est évident.

Depuis l’officialisation de l’autorisation du projet de TOTAL, les langues semblent se délier. La présidente de la Commission nationale du Débat Public dans un tweet : “L’autorisation a été délivrée à Total sans respect du droit de la participation, puisque nous @CNDPDebatPublic aurions dû être saisis du dossier”.

Il y a quelques mois, le dossier d’enquête publique avait révélé des omissions budgétaires et un flou juridique, qui ont permis à la compagnie pétrolière de faire l’économie d’un débat public pourtant censé garantir le droit fondamental à l’information et à la participation des habitants.

Lire la totalité de l’article sur ZEA Earth : libérons l’océan

 

LIENS

- Signez la pétition "M. MACRON : DITES NON AUX FORAGES DE TOTAL EN GUYANE !"

- Page Facebook du Collectif Stop Pétrole Offshore Guyane

- ZEA Earth : libérons l’océan

- Toutes les infos de ce permis sur antischistegv.free.fr

 

 

 

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