Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.

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Film-documentaire "NO GAZARAN"

vendredi 13 juin 2014

NO GAZARAN

NO GAZARAN, UN DOCUMENTAIRE DE CREATION
DE DORIS BUTTIGNOL ET CAROLE MENDUNI

Image : Doris Buttignol, Carole Menduni, Samuel Sagon, Thorsten Künish
Son : Doris Buttignol, Carole Menduni, Mathieu Quillet
Montage : Emmanuelle Zelez
Production : Les Brasseurs de Cages, les Films du Zèbre

L’alerte est lancée dans le sud est de la France début 2011 : le gaz de schiste arrive dans nos villages, nos paysages, nos vies ! Le gaz de quoi ?

Carnet de route d’une mobilisation citoyenne imprévue, le film témoigne des soubresauts d’une société prise au piège d’un modèle économique en crise en suivant pendant deux ans l’organisation d’un mouvement de résistance historique qui va faire reculer les industriels et l’état.


Projeter "No Gazaran"
Contact : Eva Cuccuru - Assistante Distribution - 06.80.25.78.78 - NOUR FILMS - www.nourfilms.com


Présentation du film NO GAZARAN
Vidéo de bande annonce

RÉSUMÉ :
L’alerte est lancée dans le sud est de la France début 2011 : le gaz de schiste arrive dans nos villages, nos paysages, nos vies ! Le gaz de quoi ?
Carnet de route d’une mobilisation citoyenne imprévue, le film témoigne des soubresauts d’une société prise au piège d’un modèle économique en crise en suivant pendant deux ans l’organisation d’un mouvement de résistance historique qui va faire reculer les industriels et l’état.

 

 

INTENTION DE PRODUCTION :
Le film NO GAZARAN, s’inscrit dans la tradition des films d’ancrage. On sait, même si le débat est récent, que la problématique du gaz de schiste, donc celle des énergies fossiles, donc celle de notre mode d’exploitation des ressources énergétiques avec son cortège de conséquences, plus ou moins connues, et plus ou moins prises en compte, se régule et s’administre dans des sphères de décision loin des univers de vie du citoyen. Pourtant, cette distance, n’a pas empêché que l’action de terrain menée par des individus très divers, mais conscients d’un enjeu commun, fasse, au moins temporairement, reculer la toute puissance autocratique des grands groupes énergétiques.

Cette résistance mérite qu’on y porte la lumière, et que les tenants et aboutissants des enjeux en cours, les forces en présence, et les rapports entre le pouvoir de l’action et le pouvoir régalien, soient mis en mémoire, analysés et portés à la connaissance publique. Il y a œuvre de patrimoine à garder, traces des luttes de terrain contre le fait acquis, parce qu’imposé par la force, à garder trace aussi d’un environnement, d’un univers de vie qui risque d’être malmené dans un futur peut-être proche.
Le sujet du film c’est bien le rapport de l’individu menacé, à la cause de cette menace, et comment il se met en œuvre face à elle. Cela nous concerne parce que par ce dispositif on peut se reconnaître là dans une communauté d’intérêt, une communauté de cause.

 

SYNOPSIS :
Le film démarre sur un survol de terres sur lesquelles pèse désormais une menace.
On retrouve ensuite sur le terrain une foule mobilisée derrière ses élus locaux : à Villeneuve de Berg en février 2011, plus de 20 000 personnes sont venues prendre position contre l’exploitation du gaz de schiste. José Bové, Michèle Rivasi, Olivier Keller, Jean Louis Chopy et d’autres se succèdent à la tribune pour donner l’alerte.
Les premiers collectifs se forment notamment dans le sud est de la France pour informer les populations qui découvrent que les terres de leurs communes sont potentiellement devenues de futurs sites d’extraction industriels de gaz non conventionnel.

Au parlement européen, Michèle Rivasi organise un colloque d’experts indépendants en réponse au lobbying mené par les industriels. Sur le terrain la mobilisation s’étend et s’organise. La pression du mouvement citoyen en contexte électoral fait reculer le
gouvernement.

Une loi est votée durant l’été 2011 interdisant la fracturation hydraulique, les industriels détenteurs de permis contre attaquent sur le manque à gagner. En octobre les 3 permis ayant suscité la plus grande mobilisation sont abrogés mais une soixantaine restent actifs.
Durant l’élection présidentielle en France, le dossier très sensible du gaz de schiste est plus ou moins mis au placard.

Lors de élection François Hollande promet qu’il n’y aura pas d’exploitation du gaz de schiste durant son mandat, mais régulièrement la controverse resurgit notamment à la faveur de l’argument d’une « réindustrialisation » de la France dans un climat de crise qui a gagné toute l’Europe.

Au Parlement européen, les élus opposés au gaz de schiste se battent pour mettre en place une législation adaptée aux risques environnementaux majeurs. Les Polonais qui veulent développer cette ressource sont obligés de revoir leurs prévisions à la baisse : les gisements sont 5 fois moins importants que ce qu’il avait été annoncé, l’exploitation est bien moins rentable qu’ils ne l’espéraient alors que la Bulgarie sous la pression de la mobilisation a mis en place un moratoire.

En dépit des déclarations du gouvernement, la société Mouvoil est autorisée à sonder les terres de la plaine d’Alès et les collectifs se mobilisent prêts à se mettre en situation de désobéissance civile. Le gouvernement recule une fois encore, mais pour combien de temps ?

Epuisement des ressources fossiles, flambée du prix du pétrole, dérèglement climatique, dangerosité de l’atome, les constats s’accumulent pour nous montrer l’impasse de notre modèle énergétique. Le gaz de schiste, croisé avec l’accident dramatique de Fukushima, pointe la nécessité d’un grand débat citoyen sur la transition énergétique pour l’instant écarté par la collusion entre les lobbies industriels et l’appareil politique du pouvoir. Seule la pression citoyenne fera qu’il faudra bien un jour parler des choses qui fâchent...

 

 

 

 

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