Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité. Il s’oppose à l’aberration économique, sanitaire, environnementale et climatique aux conséquences désastreuses que constituent ces projets pour les départements impactés. Il promeut une transition énergétique, écologique et solidaire.

Après 7 années de lutte, du rassemblement de Villeneuve de Berg 2011 au rassemblement de Barjac en 2016 jusqu’à la loi Hulot 2017, sont enfin abrogés, annulés ou rejetés tous les permis de recherche de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère, de Savoie, du Vaucluse, du Var, des Bouches du Rhône, de l’hérault. Toutefois, AILLEURS, d’autres sont encore valides et la lutte continue : En savoir plus

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Le séisme en Drôme-Ardèche du à une origine humaine ?

lundi 18 novembre 2019

SÉISME EN ARDÈCHE : DES ÉLÉMENTS TROUBLANTS METTENT IL EN CAUSE L’ACTIVITÉ HUMAINE ?

Le tremblement de terre de magnitude 5,4 sur l’échelle de Richter qui a frappé la Drôme et l’Ardèche lundi 11 novembre pourrait il avoir été provoqué par l’activité humaine ?

En effet, l’exploitation de la carrière Lafarge qui se trouve proche de la faille pourrait avoir participé au déclenchement du tremblement de terre.

C’est en tout cas une des pistes envisagées par des scientifiques comme le montre un document que Le Point a pu consulter et qui pose concrètement question : "La présence de la carrière en activité située au-dessus de la faille supposée avoir rompu ne peut-elle pas avoir contribué au déclenchement du séisme ?"

D’autant plus que certains éléments sont un peu étranges au vu d’un séisme de cette ampleur.

Plusieurs particularités jugées étranges interrogent sur ce séisme.

- La première qui a été relevée est sa faible profondeur. Le fait que le tremblement de terre se soit déclenché entre "1 et 3.5 km" (réévaluation du BRGM et du CNRS) dans la croûte terrestre est vraiment "bizarre".

Comme l’a souligné Jean-Robert Grasso, membre du laboratoire ISTerre de l’université de Grenoble au Point : "C’est très étonnant pour un pays comme la France où les séismes se situent généralement entre 5 et 20 kilomètres de profondeur. Une faible profondeur est une particularité que l’on retrouve lors des séismes induits par l’activité humaine."

- La deuxième spécificité qui pose question c’est l’absence, ou presque, de répliques. Selon les rapports des experts : "Après un choc principal d’une magnitude de 5, on s’attendrait à beaucoup plus de répliques."

- Le troisième point souligné qui confirme que le séisme est superficiel réside dans la visibilité des traces de failles.

Ce type d’événements s’est déjà produit à cause de l’activité humaine, donc les chercheurs se penchent sérieusement sur cette hypothèse. Les analyses et les recherches vont prendre quelques mois, mais la piste est envisagée.

Toutefois, pour Florent Breunguier, lui aussi sismologue au laboratoire ISTerre de l’université de Grenoble, ce séisme n’est clairement pas d’origine humaine. S’appuyant sur la littérature scientifique il considère que l’extraction de roche dans une carrière ou une mine ne possède qu’un rôle superficiel dans le déclenchement d’un séisme et que la faille est déjà au bord de la rupture et que le séisme va forcément ce produire.

Il distingue ce séisme de ceux déclenchés par les activités humaines tel celui de Strasbourg du 12 novembre dont l’hypothèse est celle de la géothermie profonde.

Quoi qu’il en soit une équipe de chercheurs va désormais tenter de vérifier si le séisme du Teil a pu être déclenché par la carrière Lafarge.